Un procès politique contre les camarades du GPMM

L’Union Départementale des syndicats CGT des Bouches-du-Rhône condamne fermement la décision rendue ce jour par le Tribunal correctionnel de Marseille à l’encontre de nos camarades Bernard Cristalli et Pascal Galéoté, Secrétaire de l’Union Départementale.

Après sept années de procédure, cette décision constitue une attaque contre la CGT, seule organisation syndicale à défendre, chaque jour, les travailleurs et travailleuses.

Aucun des arguments ni éléments produits par la défense n’a été pris en considération, pas plus que les dérives et irrégularités ayant marqué le déroulement de l’instruction.

L’UD CGT 13 apporte son soutien total à nos camarades qui ont décidé d’interjeter appel.

Cette condamnation, exclusivement à charge, intervient dans un contexte marqué par une multiplication des atteintes aux libertés syndicales, des procédures disciplinaires, judiciaires et des tentatives d’intimidation contre les militants CGT.

Nos organisations doivent prendre à la mesure de l’attaque. En effet, nous considérons qu’en plus d’essayer d’affaiblir le syndicat CGT du GPMM et de FLUXEL, elle illustre la volonté du gouvernement et du patronat d’accélérer le démantèlement des activités industrielles et portuaires et plus largement le remodelage de notre département

Quelques jours seulement après la deuxième mise en examen de notre Secrétaire Générale Sophie Binet, cette décision résonne comme un nouveau signal adressé à celles et ceux qui s’organisent, qui revendiquent et qui luttent.

Cette attaque n’est malheureusement pas un fait isolé : plus de 1 000 militants CGT font l’objet de poursuites judiciaires ou patronales dans le cadre de leur mandat syndical et plus de 60 Bourses du travail sont également menacées dans notre pays, dont celle d’Arles.

La CGT rappelle que la liberté syndicale est une liberté fondamentale, indispensable au fonctionnement démocratique. Chercher à en entraver l’exercice constitue une atteinte grave à un droit essentiel, protecteur de l’ensemble du monde du travail.

Les syndicalistes, les militants et militantes s’engagent pour l’intérêt général, pour défendre les travailleurs et travailleuses, agir pour l’emploi et l’environnement.

Leur place n’est ni dans les tribunaux ni dans les commissariats !

La CGT le rappelle clairement : elle ne baissera jamais les yeux face aux patrons et se battra toujours, en toute indépendance, pour défendre les travailleurs et travailleuses face au capital et ses alliés politiques. 

 

https://youtu.be/ztsJ9mlW0F4

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