Depuis l’élection du président Macron, nous assistons à la mise en place d’une série de réformes ultralibérales qui cassent tous nos conquis sociaux. Ces derniers ont pourtant permis de faire progresser notre société, d’élever les conditions de vie et de travail des salarié·e·s, de gagner l’allongement de l’espérance de vie, etc.
Pour la CGT, la page des ordonnances n’est pas tournée
La nouvelle réforme du droit du travail à travers toute une série de décrets en préparation est une transformation profonde des relations entre la·le salarié·e et l’employeur.
Ces mesures visent à généraliser la précarité, à faciliter les licenciements, à détourner les règles de négociation, de représentation et de défense collectives des salarié·e·s.
Les décrets ne sont pas encore publiés que le gouvernement lance une autre série de réformes sur la formation professionnelle, l’apprentissage et l’assurance chômage, avant de s’attaquer aux retraites…
Au fil de la publication des décrets d’application des ordonnances, la « loi travail » est une transformation profonde des relations entre la·le salarié·e et son employeur qui ne porte pas son nom. Cette attaque contre le Code du travail et le statut de salarié·e repose sur 3 piliers :
• simplification des modalités de licenciement individuel et collectif
Le contenu des ordonnances se traduit par unesimplification administrative de la procédure delicenciement individuel ou collectif. L’employeurn’aurait plus obligation de préciser le motif dansle courrier de licenciement (aujourd’hui le non respectde cette règle entraîne l’annulation dulicenciement). Ce dernier serait remplacé par undocument type Cerfa. L’employeur pourrait modifierle motif ultérieurement, jusque devant le jugeen cas de recours. La création d’une ruptureconventionnelle collective met fin à l’existencedu plan de sauvegarde de l’emploi, qui devait êtreprésenté aux IRP et qui demandait la création demesures d’accompagnement ou de reclassement.Tout cela disparaît ;
• fusion des instances représentatives du personnelet réduction du champ d’intervention
Il est prévu la fusion des instances DP, CE etCHSCT en un comité social et économique. Cettemesure va conduire à un éloignement des élu·e·sde proximité en raison du manque de moyenspour réaliser l’ensemble de leurs mandats. Ils’agit de réduire le périmètre de contrôle et d’interventiondes salarié·e·s dans la gestion quotidiennede leurs entreprises. La disparation d’unCHSCT de plein droit est une aubaine pour lesentreprises, qui ne seront plus contraintes àdevoir prendre des mesures pour assurer lasanté et la sécurité de leurs salarié·e·s ;
• renvoi de la négociation qui jusqu’à présentrelevait de la branche au niveau de l’entreprise
Le Medef se voit offrir l’opportunité de créer un « Code du travail » par entreprise, voire parsalarié·e. En effet, les nouvelles modalités denégociation qui pourraient être appliquéesmettent fin à l’existence d’un socle commun degaranties collectives entre salarié·e·s, tant auniveau national qu’au niveau du secteur professionnel.En effet, alors que la loi encadre jusqu’à présent la durée d’une période d’essai ou ladurée d’un CDD, les ordonnances renvoient cesdispositions à la négociation de branche.
Jeudi 16 novembre 2017 :
journée de grève et manifestation à l’appel de la CGT – FO – Solidaires – UNEF – UNL – FIDL